Kévin, promo 2013, voit son article paraître dans le nouvel observateur !

Avec l’arrêt prévu du service Google Reader le 1er juillet 2013, les googlenautes se retrouvent orphelins de leur outil d’agrégation de flux RSS préféré (Really Simple Syndication). Si la question des solutions alternatives se pose, l’autre interrogation porterait sur la désuétude de la technologie RSS face au web social avec des sites comme Twitter ou encore Google Plus.

Efreitech est fière de vous partager l’article d’une grande qualité rédigé par notre ancien étudiant Kevin :

Les agrégateurs RSS purs sont voués à une mort certaine

Il ne faut pas oublier que, comme tout service internet, il est nécessaire de le financer. Dès lors, trois solutions s’offrent à eux :

– Faire payer les utilisateurs à travers un abonnement,

– Faire payer les annonceurs à travers des publicités afin de fournir un service gratuit aux utilisateurs,

– Faire payer les utilisateurs premium permettant de financer le service gratuit aux autres utilisateurs.

À l’instar de PageflakesGoogle Reader a fondé son business model sur les publicités à travers FeedBurner, racheté 100 millions de dollars en 2007. Cependant, l’insertion de publicité dans les flux RSS ne fonctionne pas car cela génère trop peu de trafic. De ce fait, Google Reader ne fait que confirmer que le modèle publicitaire est insuffisant pour ce type de produit.

La nécessaire association des flux issus du web social et des flux RSS

Ils sont d’autant voués à une mort certaine que les flux RSS ne sont pas suffisants pour effectuer une veille efficace. De la même manière, les flux du web social ne peuvent, contrairement à ce que bon nombre d’internautes tendent à penser, se suffire à eux-mêmes. Pourquoi, me direz-vous ?

– Les flux issus du web social sont ce qu’il se fait de plus exhaustif. L’information est massive, si massive qu’elle peut engendrer de l’information non voulue ce que l’on appelle, « le bruit ».

– Les flux RSS présentent l’avantage d’être précis et pertinents car ils ont été le plus souvent sélectionnés un par un. Toutefois, en raison de leur trop grande précision, ceux-ci ne permettent pas d’obtenir une information la plus exhaustive possible.

En raison de leur complémentarité, le débat portant sur le type de technologie n’a pas raison d’être. Le plus important est de comprendre les problématiques liées à la veille que l’on veut faire. Afin d’illustrer cet argument, j’utiliserai mon expérience personnelle lors de ma recherche d’une alternance pour ma formation.

À ce titre, j’ai à la fois agrégé du contenu provenant des réseaux sociaux et des flux RSS. Cet arsenal m’a permis d’avoir une connaissance fine de l’environnement dans lequel je recherchais cette alternance. Je sais d’expérience que l’utilisateur final se moque bien de savoir d’où provient l’information du moment qu’elle répond au besoin exprimé. Il ne va rechercher que deux choses primordiales à ses yeux : qui est l’auteur et quel est le contenu de cet article.